lundi 25 juillet 2011

Le Bien Public, Nuits-Saint-Georges. Art'Planète expose Colette DEYME au FIEF

Colette Deyme cherche à évoquer les choses anodines du quotidien. Photo Rémi Béjot


Promenade entre les toiles


C’est au Fief, siège de l'association Planète NSG, que Colette Deyme a choisi d'accrocher “les Promeneuses”, une vingtaine d'œuvres peintes à l'acrylique sur toile. 

Née à Port-de-Bouc, dans le sud de la France, Colette Deyme vit et travaille actuellement à Lavieu dans la Loire.
Après des études secondaires ponctuées par un bac de philo, elle s'initie au dessin à la fin des années soixante, puis aux techniques de l'aquarelle et de la peinture à l'huile. De cette période se dégage un travail essentiellement figuratif qui ne tarde pas à évoluer. En 1980, elle travaille à l'atelier Art Lytho à Paris. En 1986, elle obtient un Prix de la Jeune Peinture française. Autodidacte, elle se ­consacre depuis plus de ­quarante ans à sa recherche picturale. Partie d'un travail plutôt académique, elle ­glisse au fil du temps – sans jamais tomber dans ­l'abstraction – vers une peinture plus dépouillée et plus suggérée. Elle construit ou déconstruit des sujets tirés d'une réalité banale, anodine, qui sont l'essentiel du quotidien, jusqu'à en obtenir la quintessence.






« Je fredonne en couleur »

« Mes peintures sont des chansons des comptines. je fredonne en couleur des histoires simples. Le sujet est prétexte, la forme essentielle. Ma peinture se résume à un patient travail de surface, assorti d'un trait imprévisible. Je n'ai pas de message, je ne témoigne pas, je suis juste un troubadour voyageur en quête d'émotions. Je n'ai pas de vérité, je n'ai que des questions et, pour chacune, je cherche des réponses. Je veux tout prendre, tout envisager, j'ai peur d'oublier, de me tromper, de choisir. Je suis une boulimique et ­travaille sur plusieurs toiles en même temps. »

Un chamboulement perpétuel

Ses toiles, elle « les alimente, les nourris successivement ; c'est un chamboulement perpétuel. Ce qu'il y a de pire et de meilleur dans ma peinture, c'est l'imprévisible, la multiplicité ; sans doute une autre façon de voyager et ne pas vouloir s'ennuyer. Avidement et désespérément, je cherche “l'ailleurs”. Ma meilleure toile est celle que je vais peindre, celle que je ne connais pas encore et qui doit me surprendre ».


Le Fief, siège de Planète NSG, 3, place de la République à Nuits-Saint-Georges ; www.planetenuits.com/ ; www.colettedeyme.com